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Acupuncture Auriculaire: L'Europe
La majeure partie du travail de la thérapie auriculaire a été tracée dans le premier livre du Dr. Paul Nogier sur le sujet en 1972 : "Le traité d'auriculothérapie". En 1950, le Dr. Nogier a été "intrigué par une étrange cicatrice sur l'oreille externe du patient". Il a découvert que c'était un traitement pour la sciatique utilisant la cautérisation du bord de l'anthélix du même côté que la névralgie observée auparavant.
Ces patients déclaraient de façon unanime qu'ils avaient été soulagés de la douleur provoquée par la sciatique en quelques heures, voire quelques minutes, à la suite de la cautérisation. Lors d'une dicussion avec un collègue, le Dr. Aman Thieu, sur le point de cautérisation de l'anthélix pour la sciatique, celui-ci déclara que "le problème de la sciatique venait de la charnière lombo-sacrée". Le Dr. Nogier en déduisit que la région de l'anthélix cautérisée pour la sciatique pouvait correspondre à la jonction lombo-sacrée et que l'anthélix entier pouvait représenter la colonne vertébrale. La tête pouvait correspondre au lobe et à la région de l'antitragus. De cette façon, l'oreille pouvait ressembler à un embryon in utero.
Au début, le Dr. Nogier fit des expériences avec la cautérisation, puis avec une aiguille, et enfin avec des micro-courants électriques imperceptibles pour le patient. Ces micro-courants pouvaient soulager la douleur sans causer la nervosité intempestive provoquée chez le patient par la cautérisation. En 1955, le Dr. Nogier mentionna ses découvertes au Dr. Niboyet, maître incontesté de l'acupuncture en France; à la suite de cela, le Dr. Nogier présenta ses conclusions à la société méditerranéenne en 1956. Le Dr. Bachman, de Munich, en Allemagne était dans l'assistance. Il publia les découvertes du Dr. Nogier dans un journal d'acupuncture distribué dans le monde entier, et surtout en Extrême-Orient. Le système réflexe de l'oreille fut bientôt connu des acupuncteurs chinois et japonais grâce à cette traduction en allemand. Le Dr. Nogier indiqua que "chaque docteur devait être convaincu par lui-même de l'efficacité de la méthode du réflexe de l'oreille par expérience personnelle. Ce sont en fait des personnes qui ont la chance de se convaincre personnellement en notant les améliorations des symptômes dont elles ont fait elles-même l'expérience". Comme le dit le Dr. Nogier, "les premiers stades d'apprentissage de la carte de l'oreille consistent à se familiariser avec la morphologie de l'oreille externe, ses réflexes, sa cartographie, et trouver ainsi un traitement des douleurs simples d'origine traumatique.
En 1966, le Dr. Nogier découvrit un changement dans le pouls de l'artère radiale consécutif à une stimulation tactile de l'oreille. Le changement observé était une modification de l'amplitude du pouls et de sa forme. Il n'était pas lié aux changements du taux de pulsation. La découverte du réflexe cardiaque auriculaire a été importante pour l'identification de chaque point réflexe de l'oreille correspondant à des zone particulières du corps sujettes à la douleur ou à la pathologie. Plus tard, le Dr. Nogier remplaça le nom de réflexe cardiaque auriculaire par celui de signal autonomique vasculaire (VAS) quand il réalisa que c'était un réflexe artériel involontaire, et qu'il n'était pas limité à une stimulation auriculaire mais que c'était en fait un réflexe général vasculaire continu pouvant résulter d'une stimulation électrique et tactile pour de nombreuses parties du corps. L'utilisation d'un VAS fait partie intégrante de la médecine auriculaire. A part les pressions mécaniques et les stimulations électriques, de la lumière monochromatique filtrée et des substances chimiques furent placées à la surface de l'oreille pour montrer une réaction VAS, chaque fois qu'il y avait pathologie dans la région correspondante du corps. Quant au docteur Nogier, il coule aujourd'hui des jours paisibles dans sa retraite de Lyon, en France.
 
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